22 août 2008
GLOIRE ET DECHEANCE
Slobodan Milosevic, Fodey Sankho, Charles Taylor, Jean-pierre Bemba, Ratko Mladic. Toutes ces personnes ont eu en commun des rêves de gloires qui les ont propulsés vers les abysses de la déchéance. Qu'en sera-t-il de Soro, Tabley, Bakayoko et Blaise Compaoré - exécuteurs des basses oeuvres de la droite politico mafieuse française au Liberia, en Sierra Leone et en Côte d'ivoire - échapperont-ils à leur destin ?
Du pinacle aux abysses, la chute est toujours rude.
AU TOP
Au top cette semaine, les ministres Tagro et Oullaï. Tagro pour sa lutte contre la corruption et le pourrissement de la police et Oullaï qui fait un travail remarquable pour éradiquer la fraude et les fainéants de l'E.n.a. Ils méritent notre respect et tous nos encouragements. Nous les invitons cependant à ne pas baisser les bras, car la racaille à la peau dure. Il suffit de se déplacer à Abidjan pour voir les policiers reprendre du poil de la bête. A yopougon sur l'autoroute ; aux deux plateaux au carrefour du restaurant "Nuit de Saïgon" et dans divers endroits de la ville d'Abidjan. Il faut sévèrement et durement sanctionner ceux qui sont censés respecter et faire respecter la loi. Les présenter à la nation et les chasser de l'administration.
Une petite anecdote pour finir. Le petit frère d'une de mes connaissances passa cinq fois le concours de la police auxquels il échoua à chaque fois, faute d'avoir payé le droit d'entrer que la rumeur évalue à 500 000 F Cfa. Il ne fut admis que la sixième fois sous le ministère de Feu Boga doudou qui supprima toutes magouilles. Ce fut la première fois en Côte d'ivoire que l'excellence s'imposa à la médiocrité et les méritants admis à la place des fainéants. Milles bravos aux ministres Oullaï et Tagro, qui se démarquent par leurs actes des vautours et se mettent ainsi au service du peuple.
LES BOUCANTIERS DE LA REPUBLIQUE
Qui l'eut cru ? Le grand " boucantier" Lucien tapé Doh croupissant au fond d'une lugubre cellule de la M.a.c.a, accompagné des apprentis " boucantier" que sont, Zoungrana, Kili, - And the last but not the least- Amouzou et d'autres. Des boucantiers vraiment généreux, prodigues. Il est vraiment facile de faire le "farot" avec l'argent des autres ! N'importe qui peut offrir des montres de 20 millions de francs CFA, ou de rutilants 4x4 à 40 millions, à la première aventurière venue avec l'argent des autres, comme "Le Grand Boucantier" Tapé Doh et ses apprentis. Il traîne la réputation d'un homme à la main facile, distribuant les liasses de billets à tour de bras. Il fut un temps la proie de toutes les aventurières d'Abidjan. Celles-ci rêvaient du jour où elles pourraient lui mettre le grappin dessus et bénéficier comme certaine de sa générosité. En effet, "Le Grand Boucantier de la république®" aurait l'habitude après une partie de jambes en l'air satisfaisante, de donner un million de francs CFA à ses conquêtes d'un soir pour le...taxi. Une qualité très recherchée par ces dernières.
La maladie incurable du boucantier étant un secret de polichinelle, seul Dieu sait combien de femmes ont reçus la chose
en même temps que les liasses de billets. Nous ne pouvons seulement qu'espérer pour elle que le contact ne fut pas nocif. Braver la mort pour quelques billets peut paraître inconcevable aux yeux de tous, mais une nouvelle horde - Les chasseuses de primes qu'on pourrait qualifier de semi professionnelles- qui ont rejoints puis dépassées en talent les prostitués d'Abidjan, le font tous les jours. Elles ont un langage bien sibyllin pour présenter la facture après la prestation : « paies mon taxi ». Pour les autres, c'est le carburant. Alors, le taxi à un million, vous imaginez bien ? Elles feraient n'importe quoi. « Où on ne meurt pas ? » Se défendent-elles. Nous constatons malheureusement que cette horde, composée de toutes les catégories sociales, symbolise l'effondrement et le pourrissement des valeurs morales dans notre pays, chaque femme ayant son prix, à part bien rare celle qui ne sont pas à vendre ou invendables. Certaines ont des problèmes de deux mille francs quand d'autres en ont de deux millions, voire de vingt. Celles qui roulent en Mercedes n'ont pas les mêmes problèmes que celles qui se déplacent en Gbaka. Semi professionnelles, se prostituant à l'occasion ou selon le niveau social de la proie, elles avancent masquées et sont issues d'horizons divers. On y trouve donc de tout : des épouses, des étudiantes, des cadres supérieurs, des chômeuses en quantité, des élèves et même d'ex ministre etc. etc.
SNEDAI, ECOBANK, COBACI et les passeports biométriques. Ces noms d'entreprises cachent une bien étrange magouille orchestrée par un très proche de Gbagbo. Tout cela sent la privatisation de l'état au profit de personnes parfaitement identifiées. L'état construit à grand frais des antennes des impôts dans tous les quartiers d'Abidjan, qui auraient très bien pu vendre les timbres des passeports et éviter le sur-coût lié aux banques privées qui ne font pas de philanthropie. La confection du permis de conduire à lui été aussi privatisée. Chose hallucinante, il est demandé aux ivoiriens de payer dix mille francs CFA pour l'authentification de l'ancien permis pour permettre la délivrance du nouveau. L'état de Côte d'ivoire à travers ses dirigeants, demande au peuple de payer dix mille francs parce que ses fonctionnaires sont incompétents et corrompus. Ils seraient donc incapables de reconnaître un document qu'ils ont eux-même délivré. Il faut donc payer pour une prétendue "authentification". Quelle escroquerie !!! La question que l'on est en droit de se poser : Ce nouveau permis est-il vraiment indispensable dans cette période de crise ? Ces gens-là ne travaillent pas pour le peuple, mais contre celui-ci. Il serait temps qu'ils dégagent et laissent la voie aux vrais patriotes. Ceux qui aiment vraiment leur pays et leurs concitoyens. Mais où est donc notre JR ? Que fait donc Mahadou ?
Autre fait assez marquant, la garde à vue du chauffeur d'un homme d'affaire bien connu dans des affaires de magouilles
immobilières. Mais cette fois, le larron serait innocent de tous actes délictueux. Son véhicule a été emboutit par l'arrière par un autre véhicule à bord duquel se trouvait la fille du ministre Fpi Oullaï. Jusqu'à preuve du contraire et selon le code de la route, emboutir un autre véhicule par l'arrière est une faute, mais dans les républiques bananières et cacaoyères, là où le vice est la vertu et la vertu le vice, tout est possible. Les coupables ont osés réclamer un dédommagement aux victimes. De quoi se retrouver propulsé plus de vingt ans en arrière sous la dictature du "Sylli national" où les dignitaires du régime lorsqu'ils renversaient un piéton, réclamaient à la famille de la victime sous peine d'emprisonnement -au tristement célèbre camp Mamadou Boiro- la réparation de leur Daimler, parce que leur enfant avait osé se trouver sur leur chemin.
Le Fpi compte en son sein de bien étranges socialistes, méritent-ils encore ce qualificatif ? Je ne le pense pas, car leurs actes font penser à tout sauf au socialisme. Ils peuvent encore être de bons socialistes. Pour cela ils n'ont qu'une chose à faire : rendre l'argent qu'ils ont volés et celui qu'ils sont en train de voler à travers des opérations du genre SNEDAI qui n'ont rien de propre. Nombreux au Fpi sont ceux qui ont participé aux festins des "boucantiers". Cela explique certainement le ballet des dirigeants à la M.a.c.a. Paniqués à l'idée d'être cités pendant le procès, ils prennent des garantis auprès de leurs généreux gourous du genre : « Pardon ! Faut pas dire mon nom ».
Ce pays est pourri jusqu'à la moelle. La justice est pourrie, les juges sont pourris et rendent l'injustice et non la justice. La police est pourrie, les policiers, gendarmes et militaires volent, braquent et escroquent. L'administration dans son ensemble est pourrie, les mentalités sont pourries. A force de vivre dans cette puanteur dégagée par toute cette pourriture, on ne s'en rend plus compte et on finit par trouver normales des situations ubuesques, délirantes, dignes des pires films d'épouvantes. Tout cela n'est pas dû seulement à l'homme blanc. Cessons de l'accuser et regardons nous franchement dans la glace. Nous ne serons pas fières, car les égorgeurs de Bouaké n'étaient pas blancs même s'ils étaient soutenus par certains d'entre eux.
30 mai 2008
Opération Mains Propres ?
On en a rêvé, il est en train de le faire. Ira-t-il jusqu’au bout. Il n’a pas le choix, car c’est la seule possibilité pour le président Gbagbo de rétablir le lien entre lui et le peuple qui ne demande qu’à revenir à de meilleurs sentiments. Limoger Logbo, Allou et Tea est déjà un très bon début, mais où sont passés les 100 milliards des paysans ? Les 518 millions de l’université d’Abidjan ? Le reliquat des 100 milliards payés pour le dédommagement des victimes des déchets toxiques, dont un grand nombre n’a pas encore vu la couleur ? Où sont les responsables de cette catastrophe écologique et sanitaire ? Que donnent les analyses balistiques sur les armes des agents de polices présent à Port-bouët le jour du meurtre d’un manifestant contre la faim ? Où sont les agents qui ont tabassés Laurent Pokou ? Où se trouve le gendarme qui a tué une enfant de 15 ans au marché d’Abobo ? D’où provient l’argent des châteaux construit en pleine crise, par des personnes qui ne sont ni des industriels, ni des héritiers et qui il y a peu vivaient la galère ? Que fait la police économique ? Les interrogent-elle sur les origines douteuses de leur fortune spontanée ? Qu’en est il des voleurs notoires, connus et reconnus de tous, amis et courtisans de Gbagbo – Sébastien Zéhi entre autre, qui fit des milliers de victimes à la C.E.C.P en leur prélevant de force sur leur épargne, une assurance décès bidon à laquelle personne n’avait souscrit - dont certains font aujourd’hui partis de ses nombreux conseillers ? Conseillers en quoi ? En vols ? En escroqueries ?
"L’ex soldat du peuple" sortirait-il enfin de sa léthargie ? Ou serait ce l’approche des élections qui motiverait cette soudaine prise de conscience ? Si des dictateurs notoires comme Kadhafi, Bongo et Biya emprisonnent des voleurs en costume ; pourquoi pas lui ? Gbagbo doit prendre le taureau par les cornes et se débarrasser sans état d’âme, de tous ceux qui par leurs actes, lui nuisent directement et indirectement. Son avenir politique en dépend. Le peuple, lent à la réaction, observe et donnera bientôt un verdict sans appel.
07 mai 2008
Le Ridicule ne tue pas en Afrique
"Les chefs d’états africains adorent la démocratie ! " : article plein d’humour et d’ironie de Babacar Wouetu, paru sur le site bakchich.info, à lire avec délectation. Si le ridicule tuait –malheureusement non-, la majorité des chefs d’états africains en seraient mort depuis longtemps.
30 avril 2008
Nature Humaine
La nature des hommes depuis des millions d’années, de l’homo habilis à aujourd’hui n’a pas changée. Les hommes sont toujours aussi faux, jaloux, menteurs, hypocrites et cyniques. Seuls leur environnement et leur mode de vie évoluent.
Quand le vice rend hommage à la vertu, cela ne peut être sincère et ne fait que démontrer l’extrême cynisme du monde dans lequel nous vivons. Sarkozy devant la dépouille mortelle d’Aimé Césaire, quel sacrilège.
Se font face, dans la mort, celui qui a rendu hommage à Jacques Foccart pour l’ensemble de son oeuvre – Indépendances confisquées et libertés sauvagement bafouées- et le combattant infatigable de la liberté et de la dignité humaine.
Cette photo aurait très bien pu représenter Hitler, rendant hommage à la dépouille mortelle
d’Albert Einstein, ou d’un esclavagiste devant celle de Victor Shoelcher ou de William Wilberforce. Quelle différence ? Aucune ! L’hypocrisie serait la même.
Quel cynisme !!!
18 avril 2008
No Comment
Madame Sarkozy, Première dame de France.
15 avril 2008
Tombé comme Ghana ou comme Côte d’ivoire ?
Si on demande à un politicien ivoirien de faire un choix entre se construire une belle villa luxueuse et bâtir un bel hôpital pour la population ; il choisira la villa. Avec une telle mentalité, ces politiciens sont une véritable calamité pour la nation. Ils voient midi à leur porte et préfèrent leur ventre à leur pays.
Qui pourra redonner aux ivoiriens leur fierté ? Où se trouve donc le futur sauveur du peuple ? Celui qui préférera son
pays à son ventre, celui qui fera don de sa personne à la nation. Où se cache donc notre Jerry Rawlings ? Celui qui nettoiera le pays de la vermine qui l’infeste depuis plusieurs années ? Quand dans une nation, le vice devient la vertu et la vertu le vice, la venue d’un tel homme est salutaire. Demandez donc aux ghanéens, réputés par le passé comme de grands truands et voleurs, comment Rawlings a nettoyé et remis le Ghana au pas, de la base au sommet de l’état.
Le peuple ivoirien, déçu et accablé de souffrance, lance donc un appel à candidature. Que notre "Jerry Rawlings" se déclare. Il obtiendra le soutient sans faille du peuple car toute la classe politique actuelle a montrée ses carences et surtout son peu d’amour et de respect pour la nation et le peuple. Que fait encore Mamadou koulibaly au FPI, ce parti qui est passé de la vertu au vice sans transition ?
Mamadou koulibaly est le seul membre de cette classe politique corrompue qui soit encore vierge. Il doit quitter ce
parti, avant qu’il ne soit trop tard. Le peuple lui fera une belle surprise. Et ils trembleront de peur quand le peuple l’acclamera. Et ils blêmiront de honte quand le peuple le portera. Il le mérite. Il a été le seul à Marcoussis à dire non au dépeçage de son pays. Il doit se désolidariser des vautours et mener le seul combat qui en vaille la peine et correspond à ses convictions profondes. Tan pis pour Simone, si elle est incapable de raisonner son ingrat et infidèle époux. Sautez le pas !
Le Ghana voisin, prisonnier pendant des décennies d’une bande de vautours est aujourd’hui ce qu’il est, grâce à la volonté d’un homme, qui a profondément aimé son pays et ses concitoyens. Où sont passés les 500 millions de l’université d’Abidjan ? Rawlings a su mettre fin à ce genre de comportement chez lui. Celui qui vole doit rembourser. L’exemple Ghanéen doit nous servir de modèle pour sortir notre nation du trou.
Retour vers le passé
La Radio Télévision Ivoirienne sous le FPI, n’a rien à envier aux émissions de la télévision unique qui était servie aux ivoiriens pendant l’ère de l’unicité ou tout était unique : parti unique, télévision unique, journal unique, radio unique, pensée unique et président unique à vie. C’est à croire que les magiciens du Fpi – Cette bourgeoisie spontanée qui crée de la richesse à partir de rien et sans rien faire – regrettent l’ère de l’unicité maintenant qu’ils sont au pouvoir. Nous avons vu toutes les manifestations contre la vie chère dans différents pays, mais pas une seule image de celles qui ont eu lieu en Côte d’ivoire. Plus incroyable, même celles qui se sont déroulées sous les fenêtres de la maison de la Rti à Cocody ont été censurées. Brou Amessan, arrêtez de nous monter les images des morts des autres pays dû aux manifestations contre la faim et montrez nous nos blessés et morts à nous.
Le Fpi est- il toujours un parti socialiste et démocratique ? Difficile à dire quand on observe jour après jour son glissement vers les méthodes révolues du parti unique. Le ministre de l’intérieur est membre du Fpi. Il est donc directement responsable de la mort des deux manifestants et des nombreux blessés. Gazer et matraquer des manifestants pacifiques – des femmes en plus- qui ne réclament que de quoi manger à un gouvernement incapable d’assumer ses responsabilités, est digne d’un état totalitaire et répressif. Gbagbo ne peut pas jouer les innocents et faire comme s’il n’en savait rien. Il est directement responsable de son ministre de l’intérieur qui a donné l’ordre du gazage et du matraquage. Un socialiste, un vrai, serait allé vers les manifestants recueillir leurs doléances, en cherchant à les rassurer. Ce qui est cause n’est pas seulement les hausses du marché international, mais surtout l’écart entre ces hausses et les augmentations constatées sur les marchés. Quand le kilo de farine augmente de 25 f, les produits qui en sont issues, eux, augmentent de 200 F voire 300 F. Où est le rapport ?
Le lien entre Gbagbo et le peuple est désormais rompu. La matraque, les gaz lacrymogènes et les balles l’ont désormais remplacé. Et ce n’est pas la mascarade de Gbagbo qui disait je cite : « si je n’étais pas président, je serais parmi vous » qui y changera quelque chose. En effet, si Gbagbo n’était pas président, on aurait tout entendu. Il aurait goûté aux gaz lacrymogènes et aux coups de matraques comme le 18 février 1992. Il aurait alors traité le président de dictateur et son ministre de l’intérieur de bourreau, d’affameur et de tortionnaire. Gbagbo on le connaît, mais lui tu ne connais pas encore très bien les ivoiriens. Il devrait sérieusement s’inquiéter si ceux qui ont voté pour lui se mettent à le maudire. Que font ses nombreux conseillers ? Rien ! Quand on voit la qualité de ses conseillers et de ses chargés de missions dont certains sont des enfants gâtés – ivrognes ou drogués voire les deux - qui savent à peine lire et écrire, on n’est pas surpris par ce qui se passe. Quels bons conseils ces fils à papa et ces fils à maman – ses papous - pour certains peuvent-ils lui donner ?
Policier Bandit
Policier Bandit Policier Bandit, gardien voleur, cela parait paradoxale, pourtant ils existent et en quantité. Des agents qui font les deux. Policier le jour et bandit la nuit. C’est sur ce genre d’individus peu recommandables qu’est tombé notre "monument national". Quel scandale, quel choc après avoir vu les images de Laurent Poukou – Gloire immortel du football ivoirien-, le visage défiguré par des voyous déguisés en policier et censés assurer sa sécurité. Rien ne peut justifier pareille sauvagerie. Les rangs de la police nationale sont malheureusement pleins de voyous, qui y doivent leur place qu’au paiement d’un droit d’entrée que la rumeur évalue à 500 000 F CFA. Cela explique que dans ces conditions n’importe quel voyou en Côte d’ivoire qui dispose de cette somme peut se faire engager dans la police. Résultat, on trouve de tout dans notre police : Des voleurs, des escrocs, des dealers et toute sorte de bandits qui peuvent ensuite s’adonner à leurs activités favorites sous le camouflage de l’uniforme. 
Les populations sans défense, sont les victimes innocentes tous les jours que Dieu fait, de ces bandits camouflés en policiers, gendarmes et soldats. Les assassinats crapuleux de chauffeurs de taxis et de gbakas, honteusement qualifiés de bavures, doivent cesser. Le président Gbagbo doit prendre ses responsabilités et expurger des rangs de la police nationale, de la gendarmerie et de l’armée, ces voyous infiltrés, qui ont réussis le tour de force, de faire des mots policier, gendarme et militaire en côte d’ivoire, des synonymes du mot escroc, voire même du mot voleur.
Les rares arrestations de policiers voleurs, braqueurs, assassins, escrocs et dealers sont passées sous silence. La loi de l’omerta règne lorsqu’il s’agit de ces malfrats puissance 10. Un voyou reste un voyou, qu’il soit en uniforme de policier, de gendarme ou de soldat. Cela ressort clairement dans la façon dont il exécute ses tâches quotidiennes. Des officiers de polices, des gendarmes et des soldats, trafiquants de drogues, voleurs, braqueurs, violeurs pullulent dans nos rues. Policiers, gendarmes, soldats le jour. Ils deviennent de féroces bandits une fois la nuit tombée. Il faut seulement prier Dieu de ne pas tomber sur eux, comme en a eu le malheur, notre “monument national“ Laurent Pokou, qui aurait pu passer de vie à trépas entre les mains de ces malfrats camouflés en policiers. Ce qui est en cause dans notre pays est le mode de recrutement et les méthodes de formation des agents. Le racket étant la première des choses qu’on leur apprend avant leur entrée en fonction.
J’ai moi-même personnellement eu une altercation avec un agent, qui lors d’un contrôle de routine, me demandait les
pièces de mon véhicule. Ce dernier portait sa kalachnikov en bandoulière, le canon pointé devant lui et dans ma direction. Je lui fis remarquer le danger que cela représentait pour les passants et les automobilistes dont il contrôlait les pièces. Il me répondit ceci sur un ton insolent : « ce n’est pas vous qui allez m’apprendre mon travail ». Je lui répondis qu’il n’était pas nécessaire d’être policier pour savoir qu’une kalachnikov est une arme dangereuse. Et qu’un accident pouvait arriver à n’importe qui. Je lui aie donc demandé poliment, mais fermement de pointer le canon de son arme vers le sol, comme le font tous les officiers consciencieux du monde entier, s’il voulait contrôler mes pièces. Il s’exécuta, puis pris son temps pour débusquer la moindre anomalie sur mon véhicule et les papiers. Il ne trouva rien et me rendit mes pièces sur un air contrarié.
Vu le comportement odieux et insolent de certains d’entre eux, je me demande toujours quel genre de formation reçoivent ces individus ? Ce sont malheureusement les fruits pourris qui sont les plus visibles et occultent le merveilleux travail que font les autres. Un fonctionnaire, qu’il soit agent de police ou des impôts et même président de la république, est un employé des contribuables, donc du peuple. C’est la première chose qu’on devrait leurs enseigner. Ensuite leur dire clairement que leur salaire, leur arme de service et leur uniforme sont payés par la population. Dans ces conditions, ils doivent respect, protection et assistance aux citoyens. "PROTEGER ET SERVIR". Tel devrait être la devise des forces de défense et de sécurité, tel devrait être la base de leur formation. Cette devise, en vigueur aux Etats-Unis, devrait être inscrite sur tous les véhicules de police, de gendarmerie et au fronton de chaque commissariat et brigade de gendarmerie, afin de rappeler aux agents LEURS DEVOIRS et aux populations LEURS DROITS. Ensuite leur faire comprendre qu’on ne rentre pas dans la police, donc dans la fonction publique pour devenir riche. Celui qui veut s’enrichir doit s’engager dans les affaires.
Le problème de la police est beaucoup plus profond qu’on ne le croit. . L’effondrement moral de la société ivoirienne doit
être absolument stoppée, en sanctionnant avec la plus haute sévérité les comportements infâmes, de ceux qui sont censés respecter et faire respecter la loi. Comme le dis le sage chinois, "le poison pourri toujours par la tête". L’exemple doit donc venir du sommet de l’état. Quand des policiers sont envoyés pour tabasser et gazer de pauvres femmes pacifiques et sans défense, qui ne demandent que le droit élémentaire de manger à leur faim, qu’un gouvernement de kleptocrates, avec à sa tête le pire des roublards que la Côte d’ivoire ait connue, est incapable d’assurer, que voulez-vous que pensent les policiers ? Ils se disent que dans ce pays ils peuvent tabasser un citoyen, qu’il ait raison ou non puisse que c’est l’exemple que leur donne leur ministre en les envoyant tabasser des manifestants pacifiques. Gbagbo ne respecte pas les ivoiriens, il les fait tabasser quand ceux-ci réclament à manger, puis vient faire l’hypocrite en disant : « si je n’étais pas président, je serais parmi vous ». Quel filou !!!
Gbagbo est un roublard, il verse des larmes de crocodile devant des situations dont il est directement responsable à travers Tagro, son ministre Fpi, qui ne fait qu’exécuter ses ordres. Si la police est pourrie, ce n’est pas la faute à Bédié, encore moins à Soro. Le ministre de tutelle n’est ni rebelle et encore moins PDCI. Il prend les ivoiriens pour des C.. Comme il le dit si bien lui-même, sa priorité est de faire les élections, donc de se maintenir au pouvoir. Ne pouvant poursuivre deux écureuils à la fois, encore moins trois ou quatre, les ivoiriens devront donc patienter dans leurs souffrances, le temps que sa majesté Gbagbo 1er ait satisfait sa priorité avant de penser à eux.
02 avril 2008
Gbagbo, le peuple et l’ingratitude
Le peuple meurt de faim, Gbagbo danse. Le peuple cri famine, Gbagbo tire. Bilan : un morts et des dizaines de blessés. Merci président pour ta gratitude. Merci de tirer sur ceux qui t’ont fait “roi“ et qui ont donnés leur vie pour te défendre, lorsque tu étais pourchassé comme un chien galeux par les néo-colons et leurs rebelles. Merci, mille fois merci de te soucier de la souffrance du peuple qui te porte et qui bientôt te ramènera là où il t’a pris, c'est-à-dire dans l’opposition, car tu es un bon opposant ,mais un piètre et ingrat président.
Non seulement tu ne fais absolument rien pour soulager la souffrance de tes protecteurs et employeurs, mais tu oses, dans la plus méprisable ingratitude, leur faire tirer dessus, avec les armes achetées avec leur argent pour leur protection, par des soldats qui ont fuit comme des chiens peureux, devant l’armée française en novembre 2004. Si tu veux jouer au Robert Gueï, tu finiras comme lui, honteusement chassé comme un malfrat, puis criblé de balles comme un chien pourri.
Tu peux continuer à faire la fête et sabler le champagne pendant que le peuple meurt de faim, mais n’oublie pas que les rebelles sont toujours là, que la Françafrique te guette et n’a toujours pas renoncé à te faire ta fête. Tu creuses, jour après jour ta propre tombe par tes attitudes méprisantes envers le peuple. La Françafrique – Les néo-colons et leurs rebelles- attendent sagement que tu perdes le soutient du peuple, ensuite il ne feront qu’une bouchée de ta petite et ingrate personne.
Tu oses te prétendre démocrate, socialiste en plus. Un socialiste, un vrai, ne tire pas sur un peuple qui souffre. Tu viens de commettre la même erreur que Chirac en novembre 2004 devant l’Ivoire. Saches que le peuple est choqué par ton attitude.
Continus comme cela et il te chassera bientôt -comme Gueï- du palais présidentiel et y installera à ta place Mamadou Coulibaly, le seul homme intègre qui reste encore au FPI.
Shame on you Gbagbo, shame on you.
Shame on you Gbagbo, shame on you.
Que deviendras-tu si le peuple te lâche ? y penses-tu un seul instant ?
Quel gâchis!
31 mars 2008
QUI AIDE QUI ?
En France, on n’a pas de pétrole, mais on a les champions de l’énergie !
Chapeau bas ! La France n’a ni pétrole, ni gaz, ni charbon, ni uranium. Pourtant, le pays est devenu leader mondial du secteur énergétique. La naissance de G.d.f-Suez va doter la France du numéro 3 mondial de l’énergie, derrière E.d.f, qui n’est autre que le premier groupe électrique mondial. Dans le nucléaire, Areva est l’incontestable leader. N’oublions pas Alsthom, qui a fabriqué le quart des turbines installées sur terre. Enfin, Total est la quatrième compagnie pétrolière mondiale, une performance pour un pays qui n’a pas de pétrole. C’est justement cette absence de pétrole qui a très tôt incité l’état à se soucier des questions d’indépendance énergétique avec le nucléaire civil dans les années 70. Aujourd’hui encore l’état est très présent dans la filière. La fusion G.d.f-Suez a été orchestrée par l’Elysée, et l’état en contrôle 35.6%. E.d.f et Areva sont à capitaux publics. Alsthom a été sauvé il y a trois ans par Sarkozy. Car le chef de l’état en est convaincu, avec la fin annoncée du pétrole, la question énergétique sera cruciale dans les décennies à venir. Et la France est le pays le mieux armé pour y faire face.
Article d’Axel de Tarlé, paru dans les pages économiques de Paris Match.
Cet article, qui transpire la mauvaise foi et l’hypocrisie, explique à lui tout seul le limogeage de Jean-Marie Bockel, qui devait sans doute ignorer que la France doit sa place de leader mondial du secteur énergétique à la Françafrique. Sans le pillage du pétrole Tchadien, gabonais et congolais, mais aussi de l’uranium nigérien, ni G.d.f-Suez, ni E.d.f et encore moins Areva ne peuvent être des leaders mondiaux de l’énergie. Idem pour Total, quatrième compagnie pétrolière du monde d’un pays qui n’a pas une seule goutte de pétrole et qui va piller, donc voler, chez les autres ce qu’il n’a pas chez lui.
Dès qu’un dirigeant Africain – Amani Diori, pascal Lissouba, Patrice Lumumba, Mamadou Tandja, Laurent Gbagbo, Salvadore Allende, Thomas Sankara etc. etc.- réclame une meilleure part des richesses de son pays pour ses populations accablées de misère, il est victime d’un coup-d’état ou se retrouve face une rébellion spontanée. Axel Tarlé, oublie de préciser dans son article que son pays, la France, ne brille sur la scène internationale que grâce au pillage des richesses des Africains, qui meurent par millier sur les côtes européennes en tentant de fuir la misère artificielle ainsi créée. Les sous-fifres tels Deby, Bongo, Sassou, N’guema et compagnie sont maintenus de force, contre la volonté de populations affamées, pour garantir le pillage.
La France, d’une voracité sans égale, s’agrippe à l’Afrique telle une sangsue. Car elle sait, qu’elle n’est grande que juchée de force sur les épaules de ce continent qui finira, tôt ou tard, par l’en déloger. Qu’elle prenne donc exemple sur l’Allemagne qui, au sortir de la dernière guerre mondiale, a arrêté d’aller voler chez les autres ce qu’elle n’avait pas chez elle. Cela lui a tellement bien réussie, qu’elle figure parmi les économies les plus prospères du monde malgré un euro fort.
QUI DOIT QUI ?
Après avoir lu le texte ci-dessous, nous nous demandons combien de milliers de tonnes d’or, d’argent, de diamant, d’ivoire et d’autres richesses ont été transférés d’Afrique vers l’occident ? Quel est le montant, certainement chiffrable en centaine de milliards d’euro, qu’à rapporté pendant des siècles le travail gratuit des esclaves noirs, eux-même transformés en biens de consommations. Lisez donc ce texte extrait du livre : Sortir de l’impasse, dette et ajustement d’Eric Toussaint et d’Arnaud Zacharie, paru aux éditions Syllepse en 2002. Cette recherche, nécessaire, revient donc aux historiens africains pour quantifier en valeur actuelle, l’ampleur du pillage en vue d’une indemnisation, par l’annulation pure et simple de la dette de pays du tiers monde, qui ont déjà trop donnés pour le développement de l’occident.
Lettre d’un chef indien aztèque aux gouvernements européens
Eh bien me voici, moi, Guaipuro Cuauhtémoc, descendant des peuples qui, il y a quarante mille ans, peuplaient l’Amérique. Je suis venu à la rencontre de ceux qui l’ont rencontrée il y a cinq cents ans. Voici donc que nous nous
rencontrons tous : nous savons qui nous sommes et il ne nous en faut pas plus. Nous n’aurons jamais rien d’autre.
Mon frère douanier européen me réclame un papier écrit avec un visa pour découvrir ceux qui m’on découvert avant. Mon frère usurier européen me réclame le paiement d’une dette contractée par Judas, quelqu’un, en vérité, que je n’ai jamais mandaté. Mon frère usurier européen m’explique que toute dette se paie avec des intérêts, quand bien même il faudrait pour cela vendre des êtres humains et des pays entiers, sans leur demander leur consentement. Et voilà, moi je les découvre.
Moi aussi je peux réclamer mon dû, moi aussi je peux réclamer des intérêts. Les Archives des Indes font état, avec force papiers, force reçus et signatures, de ce que, entre les seules années 1503 et 1660, sont arrivés à San Lucar de Barrameda (Espagne), 185 mille kilos d’or et 16 millions de kilos d’argent, en provenance d’Amérique. Pillage ? Cela ne me viendrait pas à l’idée ! Ce serait penser que nos frères chrétiens ne respectent pas leur septième commandement. Spoliation ? Dieu me garde d’aller imaginer que les Européens, à l’image de Caïn, tuent puis
dissimulent le sang de leur frère ! Génocide ? Ce serait là accorder du crédit à des calomniateurs, comme Bartolomé de Las Casas, et tous ceux qui ont qualifié la rencontre de « destruction des Indes », ou à des extrémistes comme le docteur Arturo Pietri, qui affirme que l’essor du capitalisme et de la civilisation européenne actuelle est le fruit de l’inondation en métaux précieux que vous, mes frères européens, avez arrachés des mains de ceux qui, en Amérique, sont aussi mes frères !
Non ! Ces 185 mille kilos d’or et ces 16 millions de kilos d’argent doivent être considérés comme le premier d’entre les divers prêts à l’amiable
consentis par l’Amérique en faveur du développement de l’Europe. Penser le contraire reviendrait a établir l’existence de crimes de guerre, ce qui ouvrirait un droit à, non seulement exiger le remboursement immédiat, mais même une indemnisation pour dommages et préjudices. Moi, Guaipuro Cuauhtémoc, je préfère croire en l’hypothèse la moins offensante à l’égard de mes frères européens. Des exportations de capitaux aussi fabuleuses n’ont été rien d’autre que la mise en place d’un plan Marshall-tezuma mais pour garantir la reconstruction de la barbare Europe ruinée par ses guerres déplorables contre les musulmans cultivés, défenseurs de l’algèbre, de l’architecture, du bain quotidien et autres apports supérieurs de la civilisation.
Voila pourquoi, passé ce cinquième centenaire du prêt, nous sommes en droit de nous poser des questions : nos frères européens ont-ils fait une utilisation rationnelle ou tout au moins productive des ressources si généreusement avancées par le Fonds indo américain international ?
Nous sommes au regret de répondre : non. Du point de vue stratégique, ils les ont dilapidées en batailles de Lépante. Invincibles Armadas, troisième Reich et autres formes d’extermination mutuelle, pour être au bout du compte, sous l’occupation des troupes gringos de l’OTAN, comme le Panama (mais sans le canal). Du point de vue financier, au bout d’un moratoire de 500 ans, ils se sont montrés tout aussi incapables de régler capital et intérêts que de se passer des rentes monétaires, des matières premières et de l’énergie bon marché en provenance du Tiers Monde.
L’affirmation de Milton Friedman, selon laquelle une économie assistée ne pourra jamais fonctionner, vient corroborer ce tableau; déplorable et nous oblige à leur réclamer - pour leur propre bien - le paiement du capital et des intérêts, paiement que nous avons si généreusement repoussé de siècle en siècle. Ceci dit, il est bien clair que nous ne nous abaisserons pas à réclamer à nos frères européens les taux flottants - odieux et cruels - de 20% et jusqu’à 30% que nos frères européens font payer aux peuples du Tiers Monde. Nous nous limiterons à exiger la restitution des
métaux précieux avancés, plus un modique intérêt fixe de 10% par an, intérêt composé sur les 300 dernières années.
Sur cette base, et en application de la formule européenne de l’intérêt composé, nous informons nos découvreurs qu’ils ne nous doivent, au titre d’un premier paiement de leur dette, qu’une quantité de 180 mille kilos d’or et 16 millions de kilos d’argent, chacune élevée à la puissance 300. C’est-à-dire un nombre qui, s’il fallait l’exprimer ferait appel à plus de trois cents chiffres et dont le poids dépasserait largement celui de la terre.
Comme elles pèsent ces masses d’or et d’argent ! Que pèseraient-elles si on calculait leur équivalent en sang ? Alléguer que l’Europe en un demi millénaire n’est pas parvenue à générer des richesses suffisantes pour régler ce modique intérêt reviendrait à admettre son échec financier absolu et/ou l’irrationalité démentielle des présupposés du capitalisme.
Il est vrai que nous ne nous soucions pas, nous Indo Américains, de telles questions métaphysiques. Mais ça oui, nous exigeons la signature
immédiate d’une lettre d’intention qui impose une discipline aux peuples endettés du vieux continent et les oblige à remplir leur engagement pour une privatisation ou une reconversion rapide de l’Europe, afin que cette Europe nous soit livrée tout entière au titre du premier règlement d’une dette historique.
Les pessimistes du vieux monde disent que leur civilisation est en pleine banqueroute et que cela les empêche de remplir leurs engagements financiers ou moraux. Si tel était le cas, nous nous contenterions de recevoir en paiement la balle avec laquelle ils ont tué le poète. Mais ce ne sera pas possible : cette balle est le coeur de l’Europe.
Extrait du livre Sortir de l'impasse, dette et ajustement
Eric Toussaint et Arnaud Zacharie, éd Syllepse, 2002
21 mars 2008
Que se passe t-il chez l’oncle Sam ?
Le meilleur golfeur est noir, le meilleur rappeur fut pendant un temps un blanc. Le futur président sera peut être un noir. Encore plus incroyable, le mouvement raciste et tristement célèbre, Ku Klux Klan, appelle à voter Obama. Quand la réalité dépasse la fiction, l’on est en droit de se demander si un vent de folie ne souffle pas sur la case de l’oncle Sam ?
12 mars 2008
Ex
Selon le dictionnaire Microsoft encarta 2007, l’adjectif “ex“ synonyme de “ancien“ décrit une fonction qu’on occupe plus. La question que nous nous posons est la suivante : Les rebelles sont-ils toujours des rebelles ou sont-ils d’ex-rebelles ?
Selon toujours Encarta 2007, le rebelle est celui qui se révolte contre l’autorité établie. Les questions que l’on est en droit de se poser :
1. Soro et ses rebelles se sont ils soumis à l’autorité établie ?
2. Respectent-ils les droits et règlements de la république ?
3. Occupent-ils légalement la partie nord du pays ?
4. Perçoivent-ils légalement taxes et impôts ?
5. Ont-ils le droit de porter des armes de guerres et d’en faire usage ?
Nous connaissons toutes les réponses à ces questions. Alors, pourquoi les qualifier d’ex rebelles s’ils ne se sont pas
encore soumis à l’autorité de l’état ? Pourquoi dire ex zones assiégées alors que nous savons tous qu’elles sont sous la botte des rebelles ?
Dans cette descente vers le politiquement correcte - ?-, on est allé jusqu’à parler d’ex zones ex assiégées. On a même entendu : “ les ex rebelles sont en réunion dans leur ex fief de Bouaké, en ex zones ex assiégées“.
Si effectivement ces gens-là n’étaient plus des rebelles, on ne parlerait plus de désarment, ni de réunification. Les forces de sécurités et de défenses seraient présentent en “ex zone ex assiégées“ qui seraient alors réellement d’ex zones rebelles.
Les rebelles deviendront d’ex rebelles, le jour ou ils se soumettront sans réserve aux lois et règlements de la république de Côte d’ivoire en déposant les armes.
I Have a Dream
Obama sera-t-il le prochain président des Etats-Unis d’Amérique ? Le premier "noir" à faire son entrée à la maison blanche ? Nul ne le sait.
Il est apparu extraordinaire qu’Obama ait pu battre Mme Clinton dans des états majoritairement peuplés de blancs.
Qu’il arrive à séduire une bonne partie de l’électorat blanc malgré le racisme qui sévit encore de nos jours aux États-Unis. A cela, on ne devrait rien trouver d’extraordinaire si on se penche sérieusement sur ses origines. Né d’un père Kenyan qu’il n’a jamais connu et d’une mère blanche originaire du Kansas ; Il n’apparaît pas si noir que cela. Le sénateur Obama a été élevé par sa mère et ses grands parents maternels, donc par des blancs. Il a évolué dans un environnement de blanc, avec ses mœurs, ses traditions et coutumes. Il a donc une mentalité de blanc.
Il sait leur parler parce qu’il est un des leurs, les connaissant parfaitement. Il peut se permettre, comme il l’a déjà fait, de prendre une vielle dame blanche dans les bras et lui dire sans mentir : « vous me rappelez tellement ma Grand-mère ». Les médias dans leur ensemble, nageant à contre-courant de la réalité et nourrissant certainement des desseins inavouables, se focalisent uniquement sur ses parents paternels qu’il connaît à peine. Biologiquement parlant, il n’est ni noir, ni blanc. Il suffit d’avoir un minimum de connaissance en génétique pour le savoir. Il est blanc et noir à la fois. L’individu étant le produit de son milieu et de son environnement ; il apparaît donc très clair que le sénateur Obama est plus blanc que noir.
Dans l’Amérique profonde et raciste de l’après guerre, il fallu certainement beaucoup de courage et d’amour aux
grands parents maternels d’Obama pour accepter le choix de leur fille. C’est cet amour là, transmit par ses grands parents, qui fait aujourd’hui d’Obama un homme équilibré. Il ne découvrira la vie du ghetto que bien plus tard, au environ de 22 ans, quand il postulera à la fin de ses études pour un job de travailleur social, dans un quartier défavorisé de Chicago – south side – ou sévit alors la pire ségrégation raciale des États-Unis.
Le sénateur Obama, en qui se retrouvent électorats blancs et noirs par ses origines mixtes, peut réconcilier l’Amérique avec elle-même et aussi avec le reste du monde, par sa disposition à dialoguer, s’il était élu, avec les ennemies de l’Amérique. La soif de changement des Américains l’emportera t elle sur toutes autres considérations ? Imiterons t-ils la sottise du peuple français en reconduisant un parti politique, dont le bilan catastrophique appelle de lui-même un changement salutaire. Tout est possible au regard du personnage, mais aussi de l’état d’esprit de l’Amérique d’aujourd’hui enfoncée entre doute et espoir.
Alors, Obama, noir ou blanc ?
Retour vers la réalité
Après l’euphorie suscitée par “les accords magiques de Ouga“ censés transformer les méchants rebelles et les vilains colons en doux agneaux, la réalité semble maintenant s’imposer à tous. Ni les rebelles, ni les refondateurs et encore moins l’opposition – s’il en existe encore une- ne sont pressés de mettre fin à la crise, sans avoir une assurance certaine de leur victoire. Participant tous au “festin des vautours“, ils s’accommodent très bien du statuts-quo. Les maires et les députés, en poste depuis huit ans, malgré les bilans catastrophiques de nombres d’entre eux, ne se bousculent pas non plus pour réclamer des élections, que beaucoup sont certains de perdre.
Soro veut aller à son rythme. Pas étonnant, car personne n’a jamais été pressé de quitter le paradis. Il vit depuis cinq ans une situation paradisiaque qu’il n’aurait jamais imaginée même dans ses rêves les plus fous. Villas de luxes, véhicules de luxes, comptes bancaires garnis. Pouvoir politique, économique et financier en tant que premier ministre et chef rebelle. Pourquoi voulez-vous qu’il s’empresse de mettre fin à son bonheur. Ne dit on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres ?
Seulement, Soro, sa bande de tueurs analphabètes, les refondateurs manipulateurs et menteurs, ainsi que l’ensemble de la classe politique corrompue, oublient que leur bonheur actuel est bâti sur la souffrance, la misère et le malheur de quinze millions de vies humaines. Ils pourront narguer le peuple pendant un certain temps, mais ils finiront par payer très chere cette incurie.
Si Houphouët ressuscitais, la seule personne à qui il demanderait des comptes serait à celui à qui il a confié la maison avant de s’en aller. Ce dernier, d’une incompétence et d’une ivrognerie notoire, à dilapidé en seulement quelques
années le capital prestige laissé par le vieux. Aujourd’hui plus que jamais, par leur manie à reproduire les comportements malsains et criminels de l’ex-parti unique, l’on se rend compte malgré leur pseudo idéologie sociale passée à la trappe, que les prétendus opposants d’Houphouët, n’étaient en réalité animés que par l’envie et la jalousie.
Vivement un Jerry Rawlings ivoirien, pour nous débarrasser de tous ces vautours qui
préfèrent leur ventre à leur pays et redonner ainsi aux ivoiriens leur fierté.
12 février 2008
Le Nobel de la honte
Etrange ironie de l’histoire, qui nous apprend que le sinistre inventeur du tristement célèbre gaz Zyklon B, utilisé par les nazis dans les chambres à gaz, était non seulement juif, mais aussi celui qui permit l’essor de l’agriculture moderne par une autre invention. Lisez le texte ci-dessous signé d’El Desdichado.
Le Nobel de la honte
L’Allemand Fritz Haber se voit attribuer en 1918 le prix Nobel de chimie sous les huées du public. Fritz Haber a en effet une bonne centaine de milliers de morts sur la conscience au moment où il reçoit son prix puisqu’il est l’inventeur des gaz utilisés par les troupes allemandes pendant la Première Guerre Mondiale. De là à voir en ce savant une ordure intégrale, il n’y a qu’un pas qu’il serait cependant hasardeux de franchir. Portrait d’un homme à la personnalité trouble et complexe.
Dans l’Histoire de ce pays. Pourtant, Haber est un véritable patriote, et même bien plus : un nationaliste convaincu. Il vient d’une famille très assimilée (son père, bien que Juif, s’appelait Siegfried en référence au mythique héros germanique). Il se sent plus allemand que juif, sans renier ses origines pour autant, simplement il n’est pas plus que cela attaché à son judaïsme. Plus tard, il se convertira même au protestantisme en réaction à l’antisémitisme montant de l’époque. Pourtant toute sa vie Haber aura l’impression d’être considéré par ses pairs comme « un citoyen de seconde zone ». De cette volonté d’être reconnu par ses compatriotes naîtra sans doute son ambition dévorante qui jouera un rôle déterminant dans la suite de sa vie.
Après de brillantes études en chimie, il est nommé professeur puis directeur de recherches en 1906 à la Technische-Hochschule de Karlsruhe. C’est là qu’il invente un procédé remarquable permettant la synthèse de l’ammoniac en vue d’une production industrielle de cette substance. BASF rachète le procédé, et Haber devient dès lors très riche et influent. Cette découverte lui vaut d’être nommé directeur de l’institut de Berlin, où il fait la connaissance d’un certain… Albert Einstein. Les deux hommes s’apprécient et deviennent des amis très proches. Pourtant tous les opposes : Les opinions nationalistes et belliqueuses de Haber vont à l’encontre des idées pacifiques d’Einstein, qui se voit plutôt comme « un citoyen du monde ». Même leurs positions sur l’avenir du judaïsme divergent (Einstein était un sioniste convaincu). 1914.
C’est le début de la première guerre mondiale. Dès le début des hostilités, Haber se met à la disposition du ministère de la guerre. Bientôt le conflit entre dans la phase de la guerre de tranchée. Haber voit bien que la situation est bloquée, les troupes s’enlisent dans un conflit sans fin. Il se sent alors investi de la mission de changer le cours de la guerre, au profit de son pays bien entendu. Avec une équipe de chimistes il travaille d’arrache-pied pour mettre au point un gaz capable de réduire à néant les troupes adverses. Il sera testé avec succès (si l’on peut dire) sur les troupes franco sénégalaises en 1915 (les témoins qualifieront les victimes de « noyées sur la terre ferme »).
Horrifiée, Clara, la femme de Haber, supplie son mari de cesser ses travaux meurtriers, mais celui-ci ne veut rien entendre. Clara se tire alors une balle dans le cœur. On ne sait pas vraiment comment Haber a réagi à ce suicide, mais étrangement il n’en a pas semblé très affecté puisqu’il a continué à travailler pour l’armée allemande. Il améliore même son gaz pour créer le tristement fameux « gaz moutarde » qui, non content de laminer les troupes ennemies, laisse également d’innombrables blessés à vie, car le gaz moutarde rend aveugle et brûle grièvement la peau.
Il est important de signaler que Haber, en inventant délibérément des gaz meurtriers dans le but explicitement avoué de tuer un maximum d’ennemis (j’entends par là qu’il ne s’agit pas d’une découverte scientifique détournée par l’armée pour usage militaire), s’est mis dans la position d’un criminel de guerre. En effet, l’Allemagne est cosignataire de la convention de La Haye (1899) qui interdit d’employer « des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants » (personnellement, l’idée qu’il puisse y avoir des règles à une guerre, comme si c’était un jeu de société géant, m’amuse, mais bon passons). Certes les deux camps ont employé les gaz, mais c’est l’Allemagne qui la première, poussée par Haber, a violé cette convention.
Cependant, Haber ne fut qu’à peine inquiété une fois la paix revenue. C’est alors que se produit une chose incroyable : on apprend que le Prix Nobel de Chimie de cette année 1918 est décerné à… Fritz Haber, « pour la synthèse de l'ammoniac à partir de ses éléments ». Jamais Stockholm n’eut à subir un tel tollé de protestations. Personne ne comprit comment un tel individu pouvait être gratifié d’une telle récompense.
Et pourtant... Fritz Haber était il à ce point un monstre ? Certes on a rarement vu quelqu’un montrer aussi peu de compassion pour la vie humaine, y compris celle de ses proches. Sa totale absence de déontologie scientifique et son nationalisme extrême illustrent tristement la célèbre maxime de Pasteur : « Si la science n’a pas de patrie, les savants en ont une. » Il n’a jamais vraiment manifesté de remords. Il faut même lui reconnaître un certain courage et l’honnêteté d’assumer ses actes. Il écrit en 1924 : « J’ai assuré, au début de l’année 1915, une responsabilité partielle dans le domaine de la guerre chimique, mais à partir du milieu de l’année 1916, ma responsabilité fut totale. »
Haber retrouve après la guerre son poste à l’Institut de Berlin. Il y continue ses recherches, qui heureusement s’avèrent beaucoup plus inoffensives… et ce jusqu’en 1933. Un certain Adolf Hitler devient alors Chancelier. Haber ne s’inquiète pas vraiment : n’a t il pas prouvé qu’il était un véritable patriote ? De plus, il ne se considère pas vraiment comme juif : il s’est déjà converti plusieurs fois, et ose croire que cela importe aux yeux du parti nazi. Comme il l’a écrit à son vieil ami Einstein : « Si les Juifs cessent d’être Juifs, les antisémites cesseront d’être antisémites. » Malheureusement, sur ce point, il se trompait. Il apprend que, suivant les lois antijuives promulguées par le nouveau régime, il doit démissionner de son poste. Les scientifiques juifs ne sont plus autorisés.
Haber est scandalisé par ces dispositions. Comment, après tout ce qu’il a fait pour son pays, peut il être traité ainsi ? Et comme il a toujours été un individu extrêmement fier, il se permet, avant de s’exiler, d’écrire une lettre bien sentie au Ministère de l’Education et de la Science : « Depuis plus de quarante ans, j’ai choisi mes collaborateurs en fonction de leur intelligence et de leur caractère, et non de considérations à propos de leur grand-mère. Je ne changerai pas pour le reste de la vie cette méthode que j’ai trouvée excellente. »




























