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XADA POLITICUS

Cette page web renferme l’essentiel de mes réflexions et de mes échanges concernant la crise ivoirienne et d'autres sujets depuis 2002.

12 février 2009

BLEHON Emilienne : L'arbre qui cache la forêt

Sans_titre« Le Président de la République tient à signifier qu'il n'a mandaté personne à l'effet de solliciter en son nom et pour son compte, des sommes d'argent auprès des opérateurs économiques.

Par ailleurs, le Président de la République rappelle à ses collaborateurs, parents et amis, que ceux d'entre- eux qui se rendraient coupables de faits de cette nature, subiront la rigueur de la loi. »

Ce communiqué du président, relatif à l'affaire Mtn est vraiment bienvenu, mais tardivement, car le fruit est déjà pourri. On croirait entendre un communiqué émanant de Rawlings ou de Sankara... .

Ce n'est pas trop tôt. Pour un scandale dévoilé, combien d'autres ont été passés sous silence. Gbagbo sent l'étau se resserrer de plus en plus autour de lui. Il est conscient qu'il est en train de perdre le soutient du peuple, son seul rempart face à ses ennemies.

Il aurait dû commencer son mandat en plaçant des garde-fous. En dressant la liste des biens de ses collaborateurs au moment de leur entrée en fonction, puis leur faire comprendre que les enrichissements inexpliqués et douteux ne seront pas tolérés de sa part.

Trop occupé à savourer sa victoire sur ses rivaux, perdu dans l'ivresse du pouvoir, il oublia son serment fait au peuple.5640555 Avec cette rocambolesque affaire, nous savons tous maintenant que la pourriture se trouve à l'entrée même de son bureau, si elle n'en a pas déjà franchit le seuil.

On ne va pas encore accuser la guerre et les néo-colons. Il est temps d'arrêter la démagogie et prendre le taureau par les cornes. S'il perd le pouvoir en respectant ses promesses, le peuple l'y ramènera tel Hugo Chavez, un modele à suivre pour lui.

Les seuls dictateurs de l'histoire, que les peuples ont adorés envers et contre tout, ont été ceux qui ont oeuvrés contre les classes dirigeantes kleptocratiques, pour leur bonheur, à l'image de Jules César et de bien d'autres. Nous préférons voir Gbagbo mourir dans l'honneur, plutôt que vivre dans la déchéance et sous les insultes du peuple pour avoir trahi son serment...

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10 février 2009

ESCROQUERIE POLITIQUE : LE CAS SEKOU TOURE

ph999254Sékou Touré, lui, ne ment pas : il est le mensonge. Peut-on mentir à soi-même ? Impossible ! Et pourtant, pourtant Sékou a menti à lui-même.

« L'indépendance, Président, quand est-ce que ça va finir ? », lui demanda un jour une vieille femme, lors d'une de ses rondes à l'intérieur du pays. « Depuis le départ des Blancs, je n'ai pas mangé de sucre », poursuivit la vieille femme, appuyée sur son bâton. Sékou se contenta de la regarder, ne sachant que répondre : il souriait mais ses yeux lançaient des flammes. Sa suite était gênée, embarrassée. Pris au dépourvu, lui le verbeux, il battit en retraite. Ce n'est pas seulement la vieille qu'il a fuit, mais la région administrative qu'il visitait ce jour-là.

La promesse n'a pas été tenue et la question de la vieille Guinéenne n'est qu'un implacable constat : Sékou n'a tenuGuin_e__4_pendus_25janv1971 aucune de ses promesses. Aux ouvriers, il disait : « les Blancs vous payent mal ; aidez-moi à les chasser, vous aurez le même salaire qu'eux ». Quel ouvrier n'aurait-il pas voté pour lui ? Sa méthode la plus désarmante pour convaincre les Guinéens, les réduire à sa cause afin qu'ils le portent et dans leur bras et dans leur cœur, était de se coucher par terre devant un chef de canton ou devant un notable influent et de dire : « Je suis orphelin, je suis pauvre, au nom d'Allah et de son Prophète, aidez-moi, votez pour moi. »

Le texte ci-dessus est un extrait du livre-témoignage du lieutenant-colonel Camara kaba, officier de l’armée guinéenne et intitulé : Dans la guinée de Sékou Touré : Cela a bien eu lieu.

Comme la vieille dame, le peuple ivoirien accablé de souffrances,  demande à Gbagbo : « La refondation, Président, quand est-ce que ça va finir ? »

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IRONIE DU SORT : Les fondations du camp Boiro

Gomez_65_Camp_Boiro

La prison de Boiro fut construite en 1961 par les Tchèques, sous l'égide de Keita Fodéba, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité et en même temps ministre de l'Armée populaire guinéenne. Le camp d'extermination des détenus politiques, à Conakry, se trouve dans l'enceinte du vieux camp de la garde républicaine, vieux camp colonial tout juste situé en face de l'hôpital central de Conakry, l'hôpital Donka. Les bâtiments et leurs cellules achevés, Fodéba invita un jour le docteur Roger Accar, alors ministre de la Santé, à visiter les lieux et à donner son avis. La visite terminée, le docteur Accar posa une question et une seule, à Fodéba.

C'est ici que vous allez mettre des hommes ?

Et alors ? C'est fait pour ça non ? répondit l'illustre ministre.

Ce n'est pas croyable, Fodéba ! Les cellules n'ont même pas de fenêtre et pas de plafond ; avec leur étroitesse, des hommes mis ici perdront la vue et mourront comme des mouches et...

Ça suffit ! coupa le ministre. La visite est terminée.

Nous étions en 1961. En 1969, Fodéba finit sa vie dans la cellule n° 72. 

La cellule n° 72 est la dernière des deux longs bâtiments de la mort aux portes de fer. Elle est tout juste à deux mètreskeita_fodeba_nb des WC, WC dans lesquels nous vidions nos pots de nuit chinois, un à un, cellule par cellule, baïonnettes aux fesses, à partir de 4 heures du matin. C'est dans cette cellule n° 72 que Fodéba Keita, bâtisseur du Camp Boiro, a fini ses jours. Sur un mur de la cellule, gravée à l'aide d'une pointe, on peut lire cette confession lumineuse, signée Keita Fodéba : « J'ai toujours servi une cause injuste et pour ce faire, j'ai utilisé l'arbitraire. J'étais chargé d'arrêter tous ceux qui sont susceptibles d'exprimer la volonté populaire. Je n'ai compris que lorsque je fus arrêté à mon tour. Le jour fatidique arriva ...»

Vous comprenez bien que quand les voleurs ont le pouvoir et qu'ils jugent les volés, ces derniers et leurs biens n'ont aucune chance. Le Comité révolutionnaire n'est, je le répète, qu'un tribunal d'inquisition, sans aucune différence avec les tribunaux moyenâgeux.

Lieutenant_colonel_Kaba_Camara_nbExtrait du livre-témoignage du lieutenant Camara Kaba : Dans la guinée de Sékou Touré : Cela a bien eu lieu.

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Mauvais voeux

Sans_titre_2Lors de la cérémonie annuelle de présentation des voeux au chef de l'état, le président Gbagbo a longuement interpellé le corps judiciaire sur la corruption qui le gangrène, sans employer les mots qui conviennent à cet état de fait. Les jugements contradictoires rendus dans une même affaire, sont le signe d'une profonde corruption. Les parties déboutées malgré la justesse de leurs plaintes, nous démontre que nos juges ne rendent pas la justice, mais plutôt l'injustice. Gbagbo conscient de la pourriture de la justice ivoirienne se contente de l'appeler à plus de probité.

Dans un pays normal -où le vice est le vice et la vertu, la vertu- la place d'un juge corrompu se trouve en toute logique en prison. Qu'attend Gbagbo qui a lui-même vécu dans sa chair l'injustice et la pourriture de la justice, en se retrouvant embastillé avec femme et enfant dans les geôles de la M.a.c.a, pour traquer et punir sévèrement tous les juges corrompus qui piétinent la loi et le peuple

Gbagbo, pendant cette cérémonie nous a fait une grande révélation, digne des plus grands penseurs de ce monde : « laSans_titre_4 guerre appauvrit ». Autant dire que la pluie mouille ! Surtout ne riez pas, car notre président dans ses envolées lyriques s'oublie parfois lui-même... Pour justifier les enrichissements scandaleux et inexpliqués pendant la crise dans notre pays, qui se voit maintenant doublée de la plus grave crise financière mondiale, il affirme que ce sont ceux qui vendent les crapauds et les chats qui font fortune.

De délire en délires et à cour d'arguments, il ne sait plus quoi dire pour justifier les vols des membres de son entourage qui ne sont ni des industriels, ni des hommes d'affaires, mais des politiciens qui ne produisent absolument aucune richesse. D'où sort donc cette histoire de crapauds et de chats ? Pour s'offrir une Maybach, la vente de tous les chats et crapauds de Côte d'ivoire ne suffiraient même pas.

Il reconnaît que "les boucantiers de la république" ne sont pas les seuls à avoir volés et à voler dans le pays. Qu'en est-il de STARTEN et de SNEDAI, deux grossières mascarades servant à voler le peuple ? Il prétend vouloir faire chaque chose en son temps, mais il oublie que le temps lui est compté et qu'il ne restera pas éternellement au pouvoir. A trop vouloir ménager les uns et les autres par crainte de perdre le pouvoir, il finit par oublier l'essentiel : le peuple, son bouclier, son rempart, celui à qui il doit sa présidence et sa vie.

Il dénonce la pourriture de la justice, les vols et les pillages, mais ne fait absolument rien pour y mettre un terme. A quoi servent donc les huit millions de francs que lui paient les ivoiriens chaque mois, sans oublier les soixante milliards de budget de souveraineté, gérés dans l'opacité la plus totale ? Il joue les opposants politiques en dénonçant les travers qui détruisent la nation, mais ne fait absolument rien en tant que président de la république, fuyant ainsi ses responsabilités.

Quant à son acolyte Soro Guillaume, ce criminel notoire, il jouit du poste de premier ministre et dans le même temps pille tranquillement l'autre moitié du pays. Notre nation a comme premier ministre, l'un des plus grands criminels de son histoire. Sia Popo serait un enfant de coeur comparé à ce dernier, car les chefs d'inculpations qu'on pourrait retenir contre lui : Association de malfaiteurs liée à une entreprise terroriste, détention illégale d'armes de guerre, destruction de bien publics et privés, vols, viols, meurtres, tortures, séquestrations, casses de banques, extorsions de fonds, pillages, trouble de l'ordre public, commis par son sinistre mouvement, le M.p.c.i dont il est le secrétaire général, lui vaudrait sous d'autres cieux la prison à perpétuité, voire même la peine de mort ...

Sans_titre_77Ces deux larrons mènent le peuple ivoirien en bateau et s'accommodent très bien de cette situation qui leur est profitable. Gbagbo, en fuyant ses responsabilités, perd peu à peu le soutient du peuple et se retrouvera bientôt, seul, face à ses ennemies. Il équipe les FDS, car son pouvoir repose désormais sur ces institutions. Que fera-t-il si elles se retournent contre lui ? Que pourra-t-il si peuple accablé de souffrance et déçu par tant de reniements et d'injustices, décide dans une insurrection populaire de son départ ? Osera-t-il lui faire tirer dessus avec ses propres armes ? Gueï l'a fait, on connaît la suite.

Le peuple, grand perdant de toute cette escroquerie politique, est en train de comprendre qu'il est tourné en bourrique et mené en bateau, par cette bande de politiciens égoïstes et cyniques, dont l'intérêt général et la justice sociale ne font pas parties des priorités. Il risque d'être surpris, un matin, de retrouver ses partisans et ses adversaires, unis malgré des motivations diverses, pour le chasser du palais comme ce fut le cas pour Gueï. Quitte à perdre le pouvoir, autant le perdre en remplissant ses engagements, en respectant le serment fait au peuple dans l'opposition et pendant la campagne de 2000. Le peuple loin d'être ingrat le gardera à jamais dans sa mémoire, comme le valeureux grand homme qu'il a été et qu'il doit redevenir, en le faisant entrer dans l'histoire par la grande porte. Le choix est donc simple pour lui, les égouts ou la gloire de l'histoire.

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Ce monde est-il sérieux ?

jacques_chirac_a_saint_tropez_reference

Staline, Salazar, Franco, Idi Amin Dada, Pol pot, Pinochet et bien d'autres sont morts paisiblement dans leur lit. Chirac, ce criminel bien connu des ivoiriens, coule des jours heureuxm_bush___wanted et savoure une retraite paisible, après avoir fait massacrer des milliers d'innocents en Côte d'ivoire directement par l'armée française et indirectement par ses rebelles sanguinaires. Rien d'autre qu'une tranquille retraite attend George Bush, qui fit lui aussi des centaines de milliers de victimes innocentes, en Irak et en Afghanistan. La place de ces deux criminels de guerre devraient se trouver en toute logique aux côtés des Taylor, Bemba, Karadzic et autres malfrats que compte la planète...

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AU TOP

insigneComme nous l’avions dénoncé, la police est pourrie. Nous félicitons le directeur général de la police nationale, pour sa volonté de faire connaitre tous les actes de ces hors-la-loi déguisés en policiers et qui se transforment en féroces bandits une fois la nuit tombée. Qu’il continu ainsi en donnant leur nom avec photo à l’appui, afin que tous sachent qu’ils ne font plus partie des rangs de la police. Prenez connaissance ci-dessous du communiqué du directeur générale de la police nationale, bien décidé nous l’espérons, à traquer tous les bandits déguisés en policiers et qui pullulent au sein de cette institution.

Les sergents de police Diomandé Vassiafa en service à la préfecture de police d’Abidjan, et Kooré Bi Mané en service à la section musique, se sont rendus coupables de vol de nuit à main armée en réunion. . En effet, le mardi 30 décembre 2008, à Abobo, le sergent de police Diomandé Vassiafa, matricule 1521, mécano - 294 341 E en service à

la Préfecture

de police d’Abidjan, en compagnie de son ami Kouassi Yao Bernabé, ont braqué à 3 heures du matin à Abobo derrière rail, le taxi compteur du sieur Soumahoro Youssouf, chauffeur. Alertés par les appels au secours de l’infortuné, les deux acolytes ont été maîtrisés par des vigiles et conduits au commissariat de police du 2ème arrondissements.

Le mercredi 31 décembre 2008 à Yopougon zone industrielle, à 5 heures du matin, le sergent de police Kooré Bi Mané, matricule 6897 mécano 260 971 P en service à la section musique, a braqué avec une arme à feu, les nommés Onagné Digbé Jean Louis, Dabré Guirbignaré et son fils Dabré Ousseni. Les deux sous-officiers de police seront déférés devant le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire d’Abidjan pour le sergent Kooré Bi Mané, et le Procureur de la République près le Tribunal d’Abidjan-Plateau pour le sergent Diomandé Vassiafa et son acolyte, sans préjudice des mesures disciplinaires à leur encontre.

De même que le Directeur Général de la Police Nationale œuvre dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires de la police Nationale, de même il n’acceptera pas que des comportements contraires à la loi gangrènent ce corps. Le Directeur Général de la Police Nationale met en garde tous les policiers auteurs de faits répréhensibles et les invites à avoir à l’esprit que les dispositions du Décret N° 79-476 du 06 juin 1976 portant règlement sur la discipline générale seront appliquées dans toute leur rigueur. Il exhorte par conséquent tous les fonctionnaires de la Police Nationale à faire preuve de loyauté et de discipline dans l’exercice de leur mission.

Fait à Abidjan, le 8 janvier 2009

Le Directeur général de

la Police

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17 janvier 2009

Escroquerie morale, Intellectuelle et Politique

trahisonVive le président, à bas le président ! Vous aurez reconnu là le refrain d'une célèbre chanson d'Alpha, Blondy : "politiki" dans laquelle il explique que la politique n'est pas une bonne chose. Ce qu'Alpha n'a pas précisé, c'est que le peuple cri "vive le président" quand celui-ci respecte ses engagements et "à bas le président" quand son entourage ou lui-même se mettent à le voler et bafouer ses droits les plus élémentaires. En vérité, ce n'est pas la politique qui n'est pas bonne, mais plutôt les politiciens manipulateurs et menteurs. Ils ont l'art de séduire le peuple par de belles promesses en accusant leurs adversaires au pouvoir de tous les maux et vices -vol, pillage et violation des libertés-, qu'ils se mettent à reproduire avec frénésie une fois le pouvoir acquis. Qui est mauvais dans cette histoire ? Le peuple qui crie son indignation ou le menteur, l'escroc, le voleur ?

L'escroquerie politique : c'est l'art de se présenter au peuple sous ses meilleurs auspices en cachant sa vraie nature, car le peuple, loin d'être idiot ne peut confier son destin, ni celui de ses enfants à des menteurs. Nous connaissons certains membres du FPI, qui se présentent sur les plateaux de télévisions et dans les journaux sous leur meilleur jour, mais qui sont en réalités des êtres sans honneurs, hypocrites, fourbes, faux, menteurs et lâches. Le plus minable dans tout cela, c'est qu'ils sont les premiers à taxer le PDCI et Houphouët de tous les maux, alors qu'ils font pires. Ce sont des êtres dont l'esprit est animé de fourberies et de machiavélisme. Ils violent les libertés fondamentales, participent au pillage des biens du peuple et vont ensuite sans aucune pudeur, aucune honte, traiter Houphouët de dictateur, de tyran, la cohérence de la pensée et des actes, étant le dernier de leur soucis. Et ils osent parler d'éthique pendant qu'ils piétinent le peuple, quelle fourberie !

Quand le peuple, après avoir à plusieurs reprises appelé Gbagbo au changement, décidera que c'en est fini, les larmes changerons de camps et la chute du FPI sera mille fois plus douloureuse que celle du PDCI, car ce sont ceux qui comme nous, ont risqués leur vie pour mettre Gbagbo où il est aujourd'hui, qui le ramènerons dans l'opposition où ils l'y ont trouvé. Houphouët avait peut être été un dictateur, mais pas un tyran, car il n'a jamais pris plaisir à faire souffrir son prochain. Il a seulement traité les éléments perturbateurs et subversifs -guerre froide oblige- comme il se devait, en bon père de famille, leur laissant même le choix de la rédemption contrairement à d'autres dirigeants, qui règlent la question par la liquidation physique. Gbagbo, bon opposant, mais piètre président, qui ne sait choisir ses collaborateurs dont les actes malfaisants rejaillissent sur lui. Quand nous voyons la qualité de certains membres des instances du "front populaire ivoirien", on se demande si ce ne serait pas plutôt le "Front des Pourris Ivoiriens"...

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Au top

Daleba_DiscoursAu top cette semaine, Rouba Daleba, procureur près du tribunal de première instance de Yopougon pour son magistral discours anti-corruption -A télécharger ici- à l'émission "Entre nous" de la belle Annie Tchelley. En effet, la justice ivoirienne est pourrie, à l'image de la société ivoirienne tout entière, comme nous l'avions dénoncé dans notre précédent billet "Justice Bananière". La moralisation de la vie publique comme le souhaite le procureur qui a cité le sage chinois -le poisson pourri toujours par la tête- doit commencer par la justice elle-même, car c'est elle qui est chargée de traquer, juger et punir les vautours qui s'attellent chaque jour que Dieu fait, à piller notre pays. "La loi, c'est la force déguisée", mais que peut-elle face aux pillards, si ceux qui sont chargés de son application, cèdent devant quelques billets de banques ?

Comme l'a si bien dit le procureur : « on ne peut pas nommer quelqu'un à un poste de responsabilité et ne pas le contrôler et laisser les gens faire tout ce qu'ils veulent sous prétexte que c'est la guerre ». Le procureur qui semble manifestement animé de bonne volonté a cependant omis d'ajouter que rien ne peut se faire sans une réelle volonté politique.

Constat extraordinaire, en Côte d'ivoire, vous ne trouverez jamais de hauts fonctionnaires, aussi très peu de fonctionnaires et encore moins de magistrats, ni de ministres en prison ou poursuivis par la justice. Comme si ce pays avait l'administration la plus sérieuse et la plus honnête du monde. Cela est en fait le signe distinctif des "républiques bananières", où la loi ne s'applique qu'au petit peuple, ceux qui volent quelques poulets par-ci par là, pendant que les vautours, qui volent des milliards et détruisent le pays, dorment tranquille sûr de leur impunité.

Aux états unis, vous trouverez des juges, des gouverneurs, de très hauts fonctionnaires en prison ou faisant l'objet de poursuites judiciaires, tombés pour avoir violés les lois de leurs pays. Il faut reconnaître que le procureur Daleba nourrit un beau rêve pour la nation, mais que peut-il tout seul, au milieu des vautours et des rapaces, qui pullulent même au sein de l'institution dont il est l'un des acteurs importants.

Après l'épisode "Avocats versus Tchimou", nous l'invitons cependant à faire preuve de prudence et de discernement, quand des personnes mal intentionnées se précipitent dans son bureau, pour obtenir l'arrestation de leurs adversaires ou concurrents, sous de faux prétextes. Comme faire arrêter une personne et ensuite s'excuser parce qu'on n'aurait pas été bien informé, donc induit en erreur par le plaignant, est indigne d'un haut fonctionnaire de son rang. Dans sa tâche quotidienne, qu'il se rappelle ce verset d'Esaïe 10 : « Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques et aux magistrats qui transcrivent des arrêts injustes, pour refuser justice aux pauvres et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple ».

Ce qu’il doit savoir, c’est que ce sont ces mêmes individus qui s’attèlent ensuite à répandre des rumeurs malfaisantes à son sujet, affirmant qu’ils ont pu obtenir l’arrestation de tel ou tel avec quelques billets de banques et qu’il prendrait un malin plaisir à humilier son prochain. A part les dangereux criminels qui ont tout intérêt à s’évanouir dans la nature, il doit prendre la peine d’entendre les citoyens, avant de prendre des décisions à la légère qui ne font rien de plus qu’augmenter le nombre de ses ennemies. Personne, parmi les dignitaires du  PDCI, qui ont bénéficiés de séjours gratuits en 1999 dans les geôles du camp d’Akouédo, n’auraient imaginés du temps de leur splendeur, vivre pareille mésaventure… Tout être sensé frémis à ce vers de Ménandre : « Tant qu’il est en vie, qui peut dire : ceci ne m’arrivera pas ».

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Bonne Année 2009

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Bonne et heureuse année 2009. 

Bonheur et prospérité à tous.

Que le seigneur vous benisses.

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Assalé, Gbagbo et la Démocratie

assaleantoineAssalé Tiémoko, prisonnier d'opinion de Gbagbo et de ses sbires vient d'être libéré de la lugubre M.a.c.a. Coupable des faits d'outrage à magistrat et de diffamation contre un corps constitué, Assalé Tiémoko avait été condamné à une peine de 12 mois de prison ferme et cent mille francs d'amende. Il avait été mis aux arrêts, le jeudi 27 décembre 2007 par la brigade de recherches de la gendarmerie.

Personne n'aurait imaginé pendant la campagne électorale de 2000, qu'un ivoirien sous la présidence de Laurent Gbagbo se ferait embastiller pour ses opinions. Assalé a subi une peine injuste pour avoir dénoncé tout bas dans ses pamphlets, ce que tout le monde pense et dis tout haut. La corruption et la pourriture de la justice ivoirienne étant un secret de polichinelle en Côte d'ivoire.

Que dire des avocats et des greffiers qui ont publiquement traité le premier responsable du corps des magistrats, le procureur Tchimou, de dictateur, malhonnête, de corrompu, de voleur comme nous l’a rapporté le quotidien notre voie ? Doivent ils aussi tous aller en prison pour outrage à magistrat et diffamation contre un corps constitué ?

Dans un pays où le vice est la vertu et la vertu le vice, c’est le monde à l’envers. Les corrompus et voleurs emprisonnent les honnêtes gens, quand ceux-ci réclament leurs droits et se présentent ensuite en victimes. Comment Gbagbo, le socialiste, le démocrate, garant de la constitution et des libertés fondamentales a-t-il pu laisser se perpétrer pareille injustice ?

Ce sont les magistrats eux-mêmes qui outragent la justice et le peuple, chaque fois qu’ils la violent. Ce sont donc ces magistrats qui devraient en principe se retrouver devant la justice du peuple et êtres sévèrement châtiés pour leurs méfaits. Ils ont des comportements moyenâgeux et emprisonnent sans motifs valables, en violation de la loi, pour un oui ou pour un non. Soit pour faire plaisir à un ami, un parent, soit pour quelques miettes.

Et on va encore accuser le blanc, parce que le nègre n’arrive pas à se débarrasser de sa mentalité rétrograde ? Prenez connaissance les_téléchargeant_ici, des "crimes" reprochés à Assalé Tiémoko, pendant que des criminels notoires, empoisonneurs, voleurs, violeurs et éventreurs de femmes enceintes roulent carrosses en toute impunité. Où se trouvent la logique et la raison dans tout cela ? Eh bien, il n’y en a pas, car ce sont des choses bien étrangères au mode de pensée des Ivoiriens.

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13 janvier 2009

Politique, treillis et dictature

Rawlings_Ghana_2

On distingue deux types de dictature. Les dictatures conservatrices visent, face à des transformations économiques et sociales, à défendre l'ordre établi. Dans le Portugal de Salazar ou l'Espagne de Miguel Primo de Rivera y Orbaneja et de Francisco Franco, l'alliance entre armée et classes dirigeantes, exprime cette volonté. Les dictatures révolutionnaires portent en revanche un projet modernisateur et s'appuient sur le peuple, contre les classes dirigeantes, pour transformer le système social en vigueur. On peut citer l'exemple de Mustapha Kemal en Turquie, après 1919  et de Gamal Abdel Nasser en Égypte, de 1952 à 1970.

Une chose est certaine, dans la majorité des cas, les hommes politiques en treillis ont été une calamité. Cependant,Sankara_Rawlling quelques exceptions confirment la règle. Jerry John Rawlings, l'un des rares militaires sur ce continent à avoir sortit son pays du gouffre et redonné fierté et espoir à ses concitoyens. Ensuite, Thomas Sankara, assassiné par son frère d'arme - le sinistre Blaise Compaoré - qui réussît le tour de force d'inculquer un idéal d'émancipation nationale et de progrès à ses concitoyens, malgré l'écrasante pauvreté de son pays.

De_Gaule_FranceLes autres ont été un vrai malheur pour leur patrie, pire que mille épidémies de peste et de choléra. Leurs actions, ont été à elles seules plus dévastatrices que toutes les catastrophes naturelles réunies. Tous les peuples des différentes régions du monde à quelques rares exceptions qui ont eu le malheur d'avoir à leur tête des militaires, formés pour obéir, être obéit et détruire, ont souffert le martyre de la force brutale, de l'injustice et de la pauvreté. Le civil doit commander au militaire dans une nation civilisé etJorge_Rafael_Videla_Argentine démocratique, l'inverse accouchant généralement d'une dictature.

Boziz__Centrafrique

  Pinochet_Chili   Idriss_deby_tchad      Eyadema_Togo   Sassou_Congo

Sani_Abacha_Nigeria   liberia_Taylor   Rebelles_C_te_d_ivoire   Hitler___Mussolini

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L'argent ou le plomb

L_argent_ou_le_plombLa signature d'un important contrat minier entre le Niger et Areva, ne s'explique pas seulement par la crise financière, ni par la baisse des cours des matières premières. Elle s'explique aussiRebelles_Niger par la présence de rebelles qui ont brusquement surgit de nulle part, dès que le Niger a osé Areva_Nigerréclamer un meilleur prix d'achat pour son uranium. Etrange coïncidence, mais révélatrice des méthodes mafieuses de la Françafrique, "fille bâtarde" du général De gaule, cet homme pas si illustre que cela et qui disait : « Quand je pète, c'est Foccart qui pue »...

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30 décembre 2008

Révolution Guinéenne ?

Carte_Guin_e

Ce qui se passe actuellement en Guinée est une véritable révolution, ou évolution des mentalités. Un forestier chef de l'état, qui aurait pu le croire ? Pour comprendre de quoi il s'agit, il faut retourner 24 ans en arrière, à la mort de Sékou Touré. Après l'annonce de son décès, le noyau dur du régime, composé du vice-président de la république Lansana Beavogui, du demi-frère de Sékou Touré Ismaël Touré, de son neveu commandant du tristement célèbre camp Boiro, Siaka Touré, du ministre d'état Moussa Diakité ainsi que d'autres, s'étaient réunis pour débattre de la succession du responsable suprême de la révolution.

Lansana Beavogui, prit la parole à son tour et dit à peu près ceci :"Selon la constitution, c'est moi qui doit assurerDadis l'intérim lorsqu'il y a vacance du pouvoir, je propose donc son application". Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le demi-frère de Sékou, Ismaël Touré furieux, se leva et lui administra une cinglante gifle en lui disant ceci : "Comment toi, un forestier, tu vas venir nous commander ici ?" La réunion s'acheva sans qu'un consensus fût trouvé. Pour comprendre l'attitude d'Ismaël Touré, il faut savoir que les forestiers, ethnie minoritaires en Guinée et proches des Yacoubas ont toujours été considérés comme des citoyens de secondes zones. Il n'était donc pas question pour les fières Malinkés de désigner un "broussard" comme leur nouveau chef. Le pouvoir restait donc toujours vacant. La nouvelle de l'incapacité des durs du régime à se mettre d'accord sur le successeur de Sékou arriva aux oreilles des militaires.

beavoIls se réunirent à leur tour à l'instigation du colonel Diarra Mohamed, qui planifia et organisa le putsch. Conté, qui était alors chef d'état major général fut désigné comme président, simplement parce qu'il était le plus ancien dans le grade le plus élevé, Diarra devenant alors premier ministre. Quelques jours plus tard, l'armée prit le pouvoir qui était toujours vacant. Tous les dignitaires du régime furent exécutés, excepté l'épouse et Mohamed, le fils de Sékou, qui était humble malgré sa position. N'en réchappèrent que ceux qui se trouvaient déjà en prison, jetés par Sékou ou son entourage.

Diarra, l'instigateur et cerveau du putsch qui avait choisi Conté comme président avec l'accord des autresismael_vo se réserva le poste de premier ministre. Il fut reçu avec tous les honneurs par le président Houphouët qui le couvrit à l'occasion de prestigieux présents. La machine de la Françafrique dont Houphouët étaient le représentant en Afrique de l'ouest venait ainsi de se mettre en marche. Le chargé d'affaire de l'ambassade de la Côte d'ivoire enclencha alors une politique de rapprochement avec Diarra, l'encourageant et le conseillant sur le coup-d'état en préparation pour le compte de la Françafrique et selon les ordres reçus de sa hiérarchie.

Sekou_Toure_usgov_83_08641Le putsch échoua à cause d'une défection et Diarra fut passé à son tour à la Kalachnikov, liquidé par celui qu'il avait contribué à installer au pouvoir. Il faut comprendre qu'à ce niveau de responsabilité en Guinée, une vie humaine compte peu et Conté pouvait être sûr et certain qu'en cas de réussite, Diarra l'aurait liquidé selon les bonnes vieilles méthodes apprises de leur maître. On oublie souvent que Conté sous ses airs débonnaires avait participé à un niveau élevé aux répressions du régime en tant que chef d'état major général de Sékou Touré. Il était allé à la bonne école du responsable suprême de la révolution. Il dirigea donc le pays selon les méthodes de son maître, l'esprit révolutionnaire en moins.

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Le Franc CFA et L'euro contre l'Afrique

Nicolas_Agbohou

Nicolas Agbohou a été reçu sur le plateau du journal télévisé de 20 h par la charmante présentatrice, Ahoua Ehoura le samedi 27 décembre. Il y était pour parler de son fameux livre " Le Franc CFA et L'euro contre l'Afrique" que nous vous avions présenté dans un de nosAhoua_Ehoura précédents billets. Le livre, disponible à la librairie de France, est à lire absolument pour comprendre les mécanismes de pillage du continent, dont le Franc CFA est un important élément. Ecoutez une partie de son intervention en le téléchargeant ici.

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18 décembre 2008

MPR & FPI

mobutu_zaireJ'ai visionné encore une énième fois le fameux documentaire "Mobutu roi du Zaïre" pour essayer de comprendre, comment un dirigeant politique peut passer de la gloire à la déchéance, entrainant avec lui dans l'abime, des millions de vies humaines. Ce documentaire édifiant, nous éclaire magistralement, sur le processus lent, mais inéluctable du pourrissement d'un pays tout entier en proie au népotisme. La mégalomanie, la déification et la kleptocratie ont régnés sous la dictature de Feu Mobutu Sese Seko Kuku N'bengdu Wazabanga : "le guerrier qui vol de victoires en victoires et qui laisse le feu sur son passage". En effet, Mobutu a laissé le feu partout sur son passage pendant son règne. Vol, pillage, famine, épidémies, analphabétisme, torture et exécutions sommaires etc. etc.

Ce pays immensément riche, avait et a toujours l'une des populations les plus pauvres de la planète. Mobutu à son apogée concentrait tous les pouvoirs entre ses mains. « Il était devenu l'unique propriétaire des richesses du pays, l'unique propriétaire des vies de tous les Zaïrois et régnait en maître absolu. Après Dieu c'était lui » comme le témoigne pendant le documentaire un mathématicien Zaïrois. Le pays avait atteint un tel niveau de pourrissement, que les intellectuels en étaient venus à se demander comment un fils de ce pays, avait pu le détruire à ce point ? Le parti crée par Feu Mobutu, le MPR, " le mouvement populaire de la révolution" avait été rebaptisé à juste titre par les Zaïrois, "Mouvement des pourris de la république"

Le Slogan du MPR : « servir et non se servir » était d'un cynisme absolu, quand on sait que Mobutu et son clanCZ16r s'accaparaient pour leur jouissance personnelle, de toutes les richesses du pays et laissaient le peuple Zaïrois croupir dans une misère inhumaine. Le régime déliquescent est ensuite mort de sa propre pourriture, victime de ses propres turpitudes. La fin, on la connaît, il fallut seulement une petite secousse pour qu'il s'effondre, car il avait été bâtit sur du faux. Ses fondations étant la corruption et le népotisme. Les régimes ainsi bâtit s'achèvent toujours dans la douleur, car l'injustice sociale crée la souffrance, la souffrance la rancoeur et la rancoeur, l'aigreur. Les portraits de Mobutu piétiné par une foule en colère, son nom maudit mille fois par ceux qui autrefois l'adulaient, ont été le résultat d'une politique faite de mensonges et de reniements.

congoriv2Le FPI qui n'est plus à un reniement près, doit en prendre de la graine et se dire que cela n'arrive pas qu'aux autres. Si la guerre a servi d'alibi à beaucoup de vilaines choses dans notre pays, elle ne peut à elle seule tout justifier. Le FPI à tout intérêt à changer, s'il ne veut pas être rebaptisé par le peuple affamé qui n'est ni sourd ni aveugle : "Front des pourris ivoiriens". Les palaces qui poussent en pleine crise comme des champignons, les bolides de luxes qui côtoient la misère des rues sans la moindre gène, nous ramènent au Zaïre de Mobutu. La question que je me pose : Comment des socialistes, ont -ils pu renier à ce point leur idéologie et s'enfoncer dans un goût prononcé pour le luxe, le lucre et la luxure au mépris de leur doctrine politique, trompant ainsi le peuple ?

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13 décembre 2008

Justice Bananière

SEIGNEURS_D_INJUSTICES

Réflexion au vitriole publié sur le blog P.I.A.N, qui nous décrit avec force et détails, la cruelle réalité du pourrissement généralisé de la prétendue justice ivoirienne. Passage édifiant ci-dessous, à l'image de l'intégralité du texte à lire ici

brass_scales_of_justice_off_balance_symbolizing_injustice_2« Tout se monnaye : un mandat de dépôt à délivrer contre son ennemi ou concurrent, une mise en liberté provisoire, une relaxe, la disparition d'un dossier gênant, etc. Certains Avocats sont parties prenantes de ces réseaux et portent des valises d'argent aux Magistrats; d'autres encore sacrifient les intérêts de leurs clients en entrant en collusion avec la partie adverse ».

Cette pseudo justice et ses acteurs sont une honte pour notre pays, pourtant présidé par un socialiste. Le FPI n'est plus un partiINJUSTICES socialiste, car le gout prononcé pour l'argent et le luxe de ses dirigeants va à l'encontre de la doctrine et de l'idéologie dont ils se réclament.

Peut être sont-ils les concepteurs d'un nouveau type de socialisme dont le monde ignorait jusqu'ici l'existence ? L'idéologie socialiste que nous connaissons, est une doctrine politique qui met l'accent sur l'intérêt collectif et la justice sociale. Où se trouvent l'intérêt collectif et la justice sociale dans la construction de châteaux marbrés et l'acquisition de véhicules de luxes pour une infime minorité, pendant que la majorité meurt de faim.

On ne trompe pas un peuple responsable, qui a assumé et défendu ses choix - Gbagbo entre autre- au prix du sang de ses enfants. Enfermer à la M.A.C.A quelques individus, qui servent en fait de boucs émissaires à toutes les dérives du FPI ne règle rien. La majorité des voleurs et non des moindres sont en libertés et toujours en activités.

A part l'argent qu'il a volé, Bédié ne doit rien au peuple, sa présidence, il l'a eue par héritage. Gbagbo, lui, par contre doit tout et tout au peuple. Sa présidence, la richesse de son entourage, ses enfants et gendre inclus et même sa vie. Sans le peuple, il serait certainement déjà mort assassiné par la Françafrique comme beaucoup. Le peuple à donné sa sueur, ses larmes et son sang non seulement pour lui donner la présidence, mais aussi pour l'y maintenir. Sa dette envers celui-ci est immense et incalculable. Quand viendra l'heure des comptes, les larmes changeront de camps, car un peuple déçu et trompé réagit comme une femme battue et humiliée : il devient sans pitié et cruel.

Si le président Gbagbo ne veut pas voir un jour son nom maudit et son portrait piétiné par ceux qui l'ont élu, il doit être sans pitié avec les juges corrompus et tous ceux qui volent dans ce pays. Il doit apprendre l'humilité et la frugalité à son entourage, qui une fois encore s'empiffrera pendant les fêtes de fin d'année pendant que le peuple, lui, criera famine. S'il doit devenir dictateur pour cela. Qu'il le devienne et mette cette dictature populaire au service de l'intérêt général et de la justice sociale comme le veut le socialisme au nom duquel il a été élu.

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10 décembre 2008

Wanted

BOUCANTIER« Il faut traquer les voleurs ». « Tous ceux qui volent l'argent public doivent être condamnés...Si nous ne le faisons pas, nous ne serons pas crédibles pour parler de pauvreté devant les bailleurs de fonds ». La chasse aux "voleurs de la république" vient donc d'être officiellement ouverte par le président Gbagbo lui-même à l'ouverture des travaux du 1er sommet des Mines et de l'Energie de l'Afrique de l'ouest, le 18 novembre dernier à Yamoussoukro. Réalité ou pure diversion ? Nous n'en savons rien, car avec "Gbagbson", la prudence est de mise, les retournements et contradictions étant parfois spectaculaires.

Une chose est certaine, si cela doit se faire, l'entourage du président sera durement touché, car il regorge d'une multitude deTHE_NEXT_PRESIDENT_OF_IVORY_COAST voleurs notoires, connus et reconnus dont certains font partis de ses nombreux conseillers et chargés de missions à l'utilité douteuse..."Les boucantiers de la république" ne sont pas les seuls à avoir volé et à voler dans ce pays. Les cas d'enrichissement ahurissants, exponentiels et inexpliqués sont légions...

Ce ne sont pas les petits voleurs de poulets, de chemises et de bijoux qui font le plus de mal au pays, mais ceux qui volent en centaines de millions, en milliards et qui bâtissent des châteaux marbrés à la place d'écoles et d'hôpitaux avec l'argent du peuple. Il faut absolument nettoyer le pays de cette vermine. La majorité des pseudo bourgeois dans ce pays, sont incapables d'expliquer l'origine de leur fortune, car acquise de manière vile et malhonnête.

Que fait la police économique devant tous ces cas d'enrichissement douteux ? A quoi sert elle donc ? Nous invitons tous les ivoiriens à dénoncer tous les cas d'enrichissements douteux et exponentiels dont ils auraient connaissance, en prenant des photos de leurs luxueux palaces et à les publier avec les noms des propriétaires sur le net et dans les journaux, car il semblerait que le président Gbagbo ait décidé de faire maintenant -mieux vaut tard que jamais- ce qu'il réclamait dans l'opposition à cor et à cri à Feu Houphouët...


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27 novembre 2008

@ Djé

Sans_titre11111

Je souscris sans réserve à ton analyse, car il y a trop d'hypocrisie dans cette histoire. Si un bébé pygmée est adopté par des blancs, qu'il évolue dans leur milieu et leur environnement, restera t-il toujours un petit pygmée ? Quelle mentalité aura-t-il à l'âge adulte ? Seule la couleur de sa peau lui rappellera ses origines, mais son mode de pensée et son style de vie seront issus de l'éducation qu'il aura reçu de ses parents adoptifs blancs... Il sera donc inutile de tenter de lui faire manger des chenilles, du serpent ou du singe.

Obama n'est pas noir, même s'il se présente comme tel. Il n'a pas le choix, car aux Etats-Unis, une goutte de sang noir fait de vous un noir même si vous avez la peau blanche et les yeux bleus... Ayant été élevé par des blancs dans un environnement de blanc -Mère blanche, Grand-mère et Grand-père blanc-, quelle mentalité devrait-il avoir si ce n'est que celle de son éducation et de son milieu ?

Je crois fermement, que Barack n'aurait jamais pu être le 44eme président des Etats-Unis d'Amérique s'il avait été emmené enfant et élevé au Kenya par son père. Sa mentalité kenyane ne lui aurait pas permis de tenir les discours apaisants et rassurant à l'endroit de la communauté blanche, qui reconnaît ainsi en lui un des leurs - né d'une femme blanche- élevé par des blancs selon ses valeurs et dans son milieu. Barack dans sa jeunesse se faisait appeler Barry pour mieux s'intégrer dans son milieu de blanc. Ses amis entaient tous pour la plupart de petits blancs.

Si on part du principe que l'homme est le produit de son environnement et de son milieu, on ne peut que conclure en toute logique, que c'est un blanc à la peau noire que les Américains dans leur ensemble ont choisis pour sortir leur nation du trou... Il faut donc arrêter de fantasmer sur la peau noire -teint clair comme on dit ici- de Barack qui est noir dehors, mais blanc dedans...

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Vice et Vertu


Vice_et_vertu

Quel est donc ce pays pourri, dans lequel les policiers volent et braquent ; les magistrats rendent l'injustice, en couvrant d'énormes malversations et en piétinant les libertés fondamentales, en violation de la loi qu'ils sont censés représenter ; les médecins et infirmiers tuent, en volant le sang et les médicaments des malades et en détournant au profit des cliniques privées le matériel médical des hôpitaux publics ; où les citoyens paient 600 milliards de francs CFA de salaire annuel aux fonctionnaires, qui ne se gênent pas malgré cet énorme sacrifice, pour les racketter lorsqu'ils s'adressent aux services publics ainsi privatisés ; où les véhicules administratifs sont distribués aux femmes, enfants et maîtresses des chefs de services pendant que les hôpitaux du pays manquent cruellement d'ambulances ; ce pays où tout se vend -Extrait de naissances, passeports, certificats de nationalité, attestations d'identité etc.etc. - et s'achète ? Où la valeur d'un individu se résume au poids de son compte bancaire, qu'il soit gigolo, prostitué(e), escroc, dealer, voleur, violeur ou assassins ?

Quel est donc cet étrange pays où le vice est la vertu et la vertu le vice ?

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Habeas Corpus et République Bananière

Tchimou___Daleba
Les manifestations des avocats réclamant la révocation du procureur Tchimou et celle des greffiers réclamant celle d’un autre magistrat, Djè Noël nous ramène à la conclusion de mon billet " Les Boucantiers de la République". En effet la justice de ce pays est pourris, les juges sont pourris et corrompus. Si les avocats et les greffiers qui les côtoient tous les jours le disent, nous n’avons aucune raison de ne pas les croire d’autant plus que nous avons parmi nos relations des personnes qui ont été victimes de la pourriture cette "pseudo justice". En Côte d’ivoire, les juges rendent l’injustice et non la justice…

Avocats_20_17__20_Large_Faire arrêter une personne, simplement parce qu’elle conteste le devis certainement surévalué d’un ami est une honte. Violer le cabinet d’un avocat en est une autre tout aussi grave, mais que dire des milliers de "sans voix" qui subissent tous les jours dans l’anonymat et l’indifférence la plus totale, le viol de leur premier droit fondamental, en se faisant embastiller de manière arbitraire, en violation de la loi et de la justice que ces "pourris" sont censés représenter ?

Certains osent dire : " Je vais le coffrer, le foutre au trou ! Il sait qui je suis ?" simplement parce qu’ils ont un magistrat comme ami ou parent. Le peuple a subit cela pendant le parti unique et s’est battu pour ne plus entendre de nouveau ces imbécilités moyenâgeuses. Si les ivoiriens ont sacrifiés leurs vies par milliers pour mettre Gbagbo là où il est aujourd’hui et l’y maintenir contre les fusils et canons des "forces obscures", c’est aussi pour ne plus entendre ces idioties, sources d’injustices et de violations des droits humains les plus élémentaires.

Le "pauvre" Tiémoko Coulibaly s’est retrouvé embastillé à la M.a.c.a pour avoir dénoncé tout bas, ce que les greffiers et les avocats clament haut et fort aujourd’hui sous les fenêtres même du procureur de "la république bananière de Côte d’ivoire". Certains l’ont traité de dictateur, d’autres de malhonnête, de voleur, nous rapporte le quotidien "Notre Voie" du 12 novembre 2008. Tchimou aura-t-il assez de c… pour les faire aussi tous embastiller à la M.a.c.a ? J’en doute fort, car ces gens là ne sont vaillants que devant "le petit peuple", anonyme et sans défense. La société civile doit réagir et dénoncer tous les cas d’arrestations qui s’accomplissent au mépris de la loi, en citant les noms des magistrats impliqués et de leurs victimes, les premiers délinquants de ce pays étant ceux qui sont censés rendre la justice et la faire respecter.

Le_PatrioteSelon Me Claude Maintenon, le bâtonnier de l’ordre des avocats : « il est inacceptable qu’un procureur de la République qui garantit les libertés les piétine. Un avocat ne peut pas être traité selon l’humeur d’un procureur ». Pour ma part je dirais que personne dans ce pays, personne, avocat ou non, ne doit être traité ainsi… C’est parce que les avocats ont acceptés, que le petit peuple soit ainsi traité qu’ils en sont aujourd’hui les victimes… Ils auraient dû dénoncer ces comportements moyenâgeux depuis longtemps et ne pas attendre d’en être les victimes… Nous les invitons cependant à ne pas baisser la garde et à aller jusqu’au bout de leur action.

Tiemoko_Coulibaly"Dieu ne dort pas" comme le dit si bien le dicton populaire, il rend toujours justice aux faibles d’une manière ou d’une autre ! Le "petit" Tiémoko, peut rendre gloire à Dieu, qui est en train de lui donner raison et "chicoter fouetter" ceux qu’il dénonçait à juste titre dans son pamphlet. Le président Gbagbo doit réparer cette injustice, en libérant et dédommageant le jeune Tiémoko s’il se trouve encore à la M.a.c.a. Garant de la constitution et président du conseil supérieur de la magistrature- lui qui dans l’opposition, passait son temps à dénoncer les violations des libertés fondamentales et publiques du citoyen ivoirien et qui a vécu dans sa chair l’injustice le 18 Février 92- que fait il aujourd’hui devant les comportements moyenâgeux de ces petits juges, délinquants, corrompus, hautains et liberticides ?

Sans_titreEntre quelques magistrats tabassés – justice divine ?- par des éléments de la F.E.S.C.I, combien d’ivoiriens ont vu leur dignité et leurs droits fondamentaux bafoué par la malhonnêteté et la cupidité de ces petits juges délinquants, voyous, prêts à couvrir d’énormes malversations et à commettre les pires injustices pour quelques billets de banque ? Les voyous dans ce monde n’étant pas toujours ceux que l’on croit, il serait temps que le président Gbagbo se réveille et chasse de l’administration tous ces délinquants déguisés en magistrats, car il y a encore suffisamment de places disponibles aux côtés des "Boucantiers de la république"…

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